LE MOT DE LA PRESIDENTE

Toutes les sociétés de logement social, et la nôtre ne fait pas exception, subissent de plein fouet la crise économique et le manque de réflexion globale ou de synergie supra-communale durable du secteur  : 17% de l’habitat châtelettain est social et les 83% restants n’accueillent plus suffisamment de mixité sociale et économique, conséquence de l’étalement urbain, de la périurbanisation, de la désertion de nos villes par ses habitants les plus riches, ce qui à son tour entraîne pour la ville de Châtelet des conséquences financières sérieuses. Une vision à long terme est nécessaire pour ne pas hypothéquer l’avenir des sociétés de logements et de nos villes…

A cet égard, il faut souligner le travail remarquable de nos services mais ils ne peuvent seuls traiter les conséquences de situations qu’ils ne maîtrisent pas, travail en outre sans cesse à repenser et à recommencer vu la multiplication des situations d’exclusion, de précarité et de pauvreté de nos locataires; vu également l’absence de maillage social. La majorité de nos locataires sont seuls avec enfants, sont des aînés, émargent au CPAS ou au chômage et la décohabitation des ménages actuellement n’arrange rien. Repenser les règles d’attribution des logements dans une approche plus globale sur fond de réalité communale est urgent.

Malgré les efforts financiers consentis ces dernières années par les pouvoirs publics pour rénover nos logements, mieux connus sous le nom de PEI ou Programme exceptionnel d’investissements, tout n’est pas terminé pour autant qu’il y ait une fin en matière de rénovation. En effet, les normes de salubrité évoluent sans cesse, alors que nos possibilités financières diminuent vu la crise économique que nous vivons aujourd’hui. En outre, le départ des habitants les plus riches laissent derrière eux des logements de plus en plus insalubres, ce qui accroit la demande en logements sociaux.

Lier le loyer à la qualité du logement proposé, comme aux Pays-Bas, devrait être obligatoire; cela freinerait les appétits financiers des propriétaires privés peu scrupuleux, augmenterait l’offre immobilière locative et favoriserait l’essor des sociétés de logement de service public.

Plus que jamais, nous avons besoin d’une approche globale du secteur si nous ne voulons pas perdre le bénéfice du travail de professionnalisation de notre société et de l’ensemble de son personnel que je tiens ici tout particulièrement à remercier.




Marie-France Toussaint, Présidente